En 1944, c’est la libération mais les restrictions étaient plus grandes que jamais. Il a fallu attendre 1949 pour que les conditions de vie redeviennent normales, que la reconstruction démarre, que l’on obtienne des matières premières de qualité. Lire la notice
Groupe Law
L’originalité du groupe LAW réside dans la possibilité de choisir la puissance du moteur en fonction de la tâche à effectuer et de pouvoir le transporter facilement grâce à son chariot diable et à sa grande longueur de câble sur touret, sachant que les prises de courant étaient rares au moment de la première électrification des fermes.
Les groupes sont fixes ou sur brouette (1920), avec un choix de 4 moteurs de puissances différentes, tous équipés de coupleur électrique et de réducteur de vitesse, capables de faire fonctionner, avec l’arrivée du courant électrique à la ferme, toutes les machines qui étaient auparavant actionnées à la main.

Pompe à purin montée sur un Bloc B3 :
Photo 1949.
Le portable
La disparition de Louis-Adolphe Wisler
Louis-Adolphe Wisler tombe malade en 1951, des suites opératoires désastreuses d’une opération de la vésicule biliaire, faisant de lui un cardiaque. Dès qu’il se sentait mieux il retournait à l’usine, mais, lorsqu’il devait garder la chambre, sa fille Jacqueline faisait la navette entre l’usine et la maison pour lui apporter tous les documents afin qu’il puisse continuer de diriger son entreprise depuis son lit de souffrance. Lire la notice
Bloc B3
Le bloc moteur polyvalent par excellence.
avec trémie à grains et cône ensacheur :

sur brouette avec coupleur et manchon d’accouplement actionnant une pompe :

combiné avec trémie mixer :

combiné avec trémie « hacheur mélangeur mixer » :

La famille WISLER trouve son origine en Suisse, canton de Berne, dans la commune de Sumiswald. C’est un gros bourg de l’Emmenthal dans le district de Sumiswald, ancienne baronnie du Haut-Moyen âge, puis Commanderie de l’Ordre des Chevaliers Techtoniques du 13ème siècle à la moitié du 14ème siècle, puis Baillage de la ville impériale et République de Berne.
Les principales activités sont l’agriculture, l’élevage, l’exploitation forestière, de l’électro-mécanique, de l’horlogerie (dont une manufacture d’horloges pour clochers, gares, etc.).
A l’origine, la famille WISLER était aisée : l’arrière grand-père était député au Grand Conseil du Canton de Berne. Il a exercé plusieurs genres d’activités : il a créé une manufacture de Tissus Imprimés, puis a exploité un grand Moulin (à farine) à Lützelflüh, près de Sumiswald. Il a connu des revers de fortune sur la fin de sa vie.
Il a eu plusieurs enfants, dont deux fils :
– Friedrich (Frédéric), père de Louis Adolphe.
– Edouard.
Friedrich (Frédéric) WISLER (1840-1894) est né à Lützelflüh (Emmenthal). Il avait une formation d’employé de commerce. Il est allé travailler en France à Lyon. En 1870, il est dans l’Armée, comme officier, avec le grade de 1er Lieutenent. Il épouse Ida EVALET (1856-1925), née à « la Reuchenette », commune de Péry, située dans la vallée de la Suze, à 12 km au nord de Bienne (Jura Bernois). Le couple s’installe durablement à BIENNE où il aura 9 enfants, 5 filles et 4 garçons.
1 – une fille née vers 1875, décédée de la diphtérie à l’age de 5 ou 6 ans.
2 – Bertha (1877-1977), venue en France comme nurse dans une famille à Bordeaux, a épousé André DESSALLES, cultivateur à Cazeta, par Dousille, près de Bergerac (Dordogne). Elle a eu une fille Marguerite (Guittie , née en 1911), qui a épousé Abram GAZZINI, viticulteur à Monbazillac, mort en 1977. Ils ont eu 4 enfants : Jean-Louis, Christiane, Jacqueline et Anne-Marie. Bertha est décédée à Bergerac chez sa fille à 3 mois de son centenaire, paralisée depuis 7 ans.
3 – Ida (1879-1967), célibataire, était infirmière diplômée de la Croix Rouge et a fait toute sa carrière à Genève où elle habitait avec sa jeune soeur Lisette. Elle est morte à 88 ans à Genève.
4 – Frédéric (1881-1944) a vécu à Moutiers dans le Jura Bernois. Il était chef d’atelier aux Ets. Baechler, machines-outils pour l’horlogerie. Il a épousé Elisa RUCHE et il a eu deux enfants :
– un garçon, Walter dit Walti (1910-1996), ingénieur chez Hasler à Berne qui a eu deux enfants, Théo et Suzi.
– une fille Madeleine (Madi) , née en 1913, qui a épousé Walter RUMPF (décédé en 1995) et qui a eu une seule fille, Jacqueline.
5 – Charles (1883-1936), ingénieur électricien du Polytechnicum de Zurich, a travaillé à Zurich dans la Société OERLIKON. Il a épousé Doménica (Minca) SOMACAL et a eu un fils : Carlos (1906-1966). Pendant 4 ans, il hébergea son petit frère Louis-Adolphe en apprentissage de monteur électricien à OERLIKON. En 1920, il travailla à Genève aux Ateliers de Locomotives électriques de Sécheron, puis en 22 en France à Nancy et ensuite à Orléans. Enfin il vint s’installer à Senlis, Avenue Albert 1er, vers 1927/28 et participa efficacement à l’élaboration des nouveaux prototypes au bureau d’études. Minca mourut en 1930 et il se remaria avec sa soeur Anita SOMACAL.
6 – Emma (1885-1972), a travaillé dans l’horlogerie à Bienne avant de se marier avec Georges SCHRADE (…-1934). Ils vécurent à Berne et eurent trois enfants : Marguerite, Madeleine et André.
7 – Théo, Henri-Théophile, (1889-1955) a épousé Rose GUEISSAZ (1887-1918). Ils ont eu 2 garçons, Edgar né en 1916, et Ami, né en 1918. Rose est morte de la grippe espagnole en 1918 et Théo s’est remarié en 1928 avec Marie BAER (1895-1986). Ils ont eu une fille, Marie-Rose, née en 1929. Il fit sa carrière aux Chemins de Fer Suisses comme chef comptable aux Ateliers de réparation de Bienne.
8 – Elisabeth dite Lisette (1892-1977) a fait un apprentissage de couturière et s’est occupée de ses neveux Edgar et Ami après le décès de leur Maman jusqu’au remariage de Théo. Ensuite elle vécut de sa couture à Genève avec Ida. Toute sa vie elle se sacrifia pour les autres.
9 – Louis-Adolphe WISLER est né à Bienne (Suisse) le 26 février 1895 (décédé à Senlis le 27 juillet 1958). Il s’est marié en 1929 avec Marie-Paule OLIVIER et a eu deux filles, Colette en 1929 et Jacqueline en 1931.

De gauche à droite, au 2ème rang : Emma, Bertha, Charles, Ida et Fritz.
Au 1er rang : Lisette, « Lina-Ida » la Maman, Louis-Adolphe et Théo.
Informations aimablement communiquées par Edgar Wisler, neveux de Louis-Adolphe.

Louis-Adolphe WISLER a grandi en Suisse à Bienne, chemin du Soleil.
– de 1902 à 1910 : Il a fréquenté l’école primaire et le 1er cycle du secondaire à Bienne.
– de 1910 à 1913 : Il a suivi un apprentissage de 4 ans comme monteur électricien à la Société OERLIKON à Zurich (machines et moteurs électriques). Il habite alors chez son frère Charles.
– de 1913 à 1914 : La Sté OERLIKON l’envoie en Espagne à Val de Penas avec toute une équipe pour le montage d’une usine complète hydroélectrique. A la mobilisation, en 1914, comme il n’a pas 20 ans, il reste seul pour terminer le montage et faire la mise en route de l’usine (turbines, alternateurs, transformateurs, postes de couplage, etc…).
– en 1915 : Il fait son service militaire à la caserne de Colombier (Neufchâtel), au Bataillon 21 (2 mois d’instruction).
Il repart en France pour OERLIKON (peut-être en Normandie ?) et il se trouve à Paris pendant la guerre.
– en 1918 : Il met au point des lampes électriques avec accumulateurs. Il construit des lampes de secours pour éclairer les abris antiaériens (bombardements de Paris par les Zeppelins allemands), mais la paix arrive avant qu’il puisse les commercialiser.
Il vit en réparant des moteurs électriques au 62, rue des Marais ( République) dans un petit atelier, qui lui sert aussi de logis.
Louis-Adolphe WISLER se marie en 1929 avec Marie-Paule OLIVIER (Paulette) :

Ils ont eu deux filles :
– Colette, née le 12 novembre 1929, qui épouse Roger BARUT en 1956 et a 4 enfants : Marie-Françoise (1957), Dominique (1958), Bertrand (1960) et Frédéric (1968).
– Jacqueline, née le 13 juin 1931, qui épouse Jean-Claude GARRET en 1953 et a 5 garçons : Patrice (1954), Laurent (1955), Thierry (1957), Olivier (1961) et Pascal (1963).
Louis-Adolphe est décédé à Senlis le 27 juillet 1958.








